feigned illness
Syndrome de Münchhausen : Le syndrome de Münchhausen, également appelé « pathomimie » ou « trouble factice », est un terme désignant une pathologie psychologique caractérisée par un besoin de simuler une maladie ou un traumatisme dans le but d’attirer l’attention ou la compassion. Il s’agit de la forme la plus grave des troubles factices, associée à un pronostic très défavorable à long terme. Cette pathologie est souvent associée à un trouble sévère de la personnalité, notamment « borderline » (trouble de la personnalité limite) ou encore psychopathique.
La Classification internationale des maladies — 10e révision (CIM-10) — inventorie ce trouble factice dans son chapitre 05 dénommé « Troubles mentaux et du comportement » et le présente comme appartenant aux « troubles de la personnalité et du comportement chez l’adulte ».
Cette classification, publiée par l’Organisation mondiale de la santé, présente ce trouble sous la dénomination de « production intentionnelle ou simulation de symptômes ou d’incapacités, soit physiques, soit psychologiques » (F68.1). Ce syndrome est donc reconnu et répertorié en tant que « trouble factice avec symptômes physiques ».
Les patients atteints de ce syndrome peuvent présenter, dans les cas les plus graves, de multiples cicatrices d’opérations à la suite d’hospitalisations répétées pour des affections simulées ou liées à des actes d’automutilation. Ils peuvent être volontairement querelleurs, voire agressifs, s’ils n’obtiennent pas l’attention souhaitée à la suite de la déclaration de leurs symptômes. Les troubles provoqués volontairement les plus fréquents incluent convulsions, saignements dus à la prise d’anticoagulants, vomissements et diarrhées ainsi que fièvre et éruptions cutanées. Ce sont également des patients qui simulent des maladies ou ingèrent des substances médicamenteuses dans le but de provoquer de faux symptômes et ainsi gagner l’attention du milieu médical.
Le syndrome de Münchhausen dit « simple » ou « classique » est également lié au syndrome de Münchhausen par procuration, terme désignant l’attitude d’un individu qui blesse ou rend volontairement malade une personne dont il a la charge, la tutelle ou la responsabilité (très souvent un jeune enfant), dans le but d’obtenir de l’attention et de la compassion pour lui-même en tant que responsable ou dépositaire de l’autorité sur cette autre personne.
Il existe également l’expression dite du syndrome de Münchhausen par Internet pour décrire le comportement adopté par un internaute feignant une maladie sur un forum de discussion ou une messagerie instantanée. Syndrome de Münchhausen sur Wikipédia (fr) – Factitious disorder imposed on self : Factitious disorder imposed on self (FDIS), commonly called Munchausen syndrome, is a complex mental disorder in which an individual imitates symptoms of illness in order to elicit attention, sympathy, or physical care. Patients with FDIS intentionally falsify or induce signs and symptoms of illness, trauma, or abuse to assume this role. These actions are performed consciously, though the patient may be unaware of their motivations. There are several risk factors and signs associated with this illness and treatment is usually in the form of psychotherapy but may depend on the specific situation, which is further discussed below. Diagnosis is usually determined by meeting specific DSM-5 criteria after ruling out true illness as described below.
Factitious disorder imposed on self is related to factitious disorder imposed on another, the abuse of another person in order to seek attention or sympathy for the abuser. This is « Munchausen by proxy », and the drive to create symptoms for the victim can result in unnecessary and costly diagnostic or corrective procedures. Other similar and often confused syndromes and diagnoses are discussed in the « Related diagnoses » section. Factitious disorder imposed on self sur Wikipédia (en)
Dans la chambre de Baker Street baignée de pénombre fiévreuse, une détective brune est alitée — lèvres pâles, regard d’acier sous la fatigue feinte — tandis qu’une boîte à ressort en laiton repose sur la table de chevet comme un piège tendu. La gynoïde cuivrée veille debout dans l’ombre, carnet fermé pour une fois, ses engrenages immobiles dans une tension mécanique inhabituelle.
In the fever-dark chamber of Baker Street, a brunette detective lies abed — lips pale, steel gaze beneath feigned exhaustion — while a brass spring-box rests on the nightstand like a trap laid at the edge of ruin. The copper gynoid stands vigil in the shadows, notebook closed for once, her gears stilled in unaccustomed mechanical tension.